CAILLOT Antoine Émile

CAILLOT Antoine Emile (2) - Copie

Émile nait le 11 octobre 1878 à Vauzelles lieu-dit de la commune de Peyrat-la-Nonière, fils de Jean, maçon, et d’Anne Maréchal, il est l’ainé des trois garçons du couple. Au moment de son conseil de révision Emile est cultivateur sur la ferme de ses grands parents maternels.

Il fait partie de la classe 1898, bureau de recrutement Guéret, matricule 855.

Le 14 janvier 1899 Émile épouse Amélie Marie Chabredier à la mairie de Peyrat-la-Nonière. Le couple s’installe à Vauzelles. Cette année là il est ajourné au conseil de révision pour faiblesse. La décision est la même à la session de 1900, puis déclaré bon pour le service actif en 1901. Il est incorporé le 14 novembre 1901 au 78e Régiment d’Infanterie de Guéret comme soldat de 2ème classe. Il passe un an sous l’uniforme avant d’être envoyé dans la disponibilité et de retrouver la ferme familiale le 23 septembre 1902.

Le coupe accueille son premier enfant, une fille Anna Julie Anaïs, le 5 août 1903. Dans le village de Vauzelles la vie s’écoule au rythme des saisons. Emile vit avec son épouse, sa fille, ses parents et son grand-père maternel. Il effectue au 78e Régiment d’Infanterie ses deux périodes d’exercices en avril 1905 puis en mai 1909.

Emile est certainement dans son champ occupé à la moisson le 1er août 1914 quand le tocsin retenti à Peyrat-la-Nonière, la guerre est là. Il est surement prévenu par son épouse si elle n’est pas avec lui occupé à grouper les gerbes de blé ou par sa mère. Passé dans l’armée territoriale depuis le 1er octobre 1912, Émile est incorporé au 91e Régiment d’Infanterie Territoriale avec d’autres gars de la commune le 13 août mais il rejoint très vite une unité combattante, le 1er octobre 1914 il intègre le 278e Régiment d’Infanterie au moment ou celui-ci est engagé dans le mouvement dit de la course à la mer. Les deux adversaires tentent de prendre à revers l’armée ennemie pour l’encercler, si les français et les anglais sauvent les ports de la Manche cela ne fait pas progresser le front et la guerre s’enterre. Émile comme tous les soldats creusent les premières tranchées, la guerre de position commence. Le 278e Régiment d’Infanterie est dans la Somme à la fin de 1914 et toute l’année 1915, il tient les secteurs du Quesnoy et de Parvillers. C’est dans les tranchées qu’Émile apprend le décès de son père qui s’est éteint le 9 mars 1915 dans leur village de Peyrat-la-Nonière. Émile vit dans la peur permanente, l’hiver dans le froid et l’humanité, l’été sous des chaleurs étouffantes. C’est des combats réguliers, des attaques à mener, les contres-offensives ennemies à arrêter, les gazages qui commencent, le pilonnage de l’artillerie adverse toujours plus violent. Après un passage dans l’Oise en février 1916, le régiment retrouve les tranchées de la Somme au mois de mai et participer à la bataille tristement célèbre à partir de début juillet. C’est à Armancourt (Somme) le 4 juillet 1916 que Antoine Émile Caillot est tué à l’ennemi, il avait 37 ans. Il laisse une veuve et une fille qui s’apprête à fêter ses 13 ans.

Une plaque, avec une faute sur son patronyme, rappelle son souvenir sur le caveau familial dans le cimetière de Peyrat-la-Nonière. Son nom est bien orthographié au Monument aux Morts de la commune.

CAILLOT Antoine Emile (1) - Copie

 

Ses deux frères connaitront des fortunes diverses dans ces années de guerre.

  • Évariste Frédéric : né le 26 octobre 1880 à Peyrat-la-Nonière, classe 1900 bureau de recrutement Guéret, matricule 1642, atteint d’un bégaiement très prononcé il est exempté d’abord de service armé en 1901 puis de guerre en 1914, avant d’être versé dans les services auxiliaires en mars 1917 et de finalement partir aux armées le 1er août 1917 en Italie. Démobilisé en février 1919 il retrouve sa vie en Seine et Oise.
  • Auguste Eugène : né le 8 octobre 1883 à Peyrat-la-Nonière, classe 1903 bureau de recrutement Guéret, matricule 580, atteint comme son frère d’un bégaiement très prononcé il est lui aussi exempté de service actif puis de guerre en 1914 et en avril 1915. Ouvrier maréchal-ferrant il passe sa guerre comme ouvrier chez son beau-père Antoine Brisson dans le bourg de Peyrat-la-Nonière.
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