MOURLON François Julien & MOURLON Emile Antoine

  • François Julien

MOURLON François Julien & MOURLON Emile Antoine (1) - Copie
photo Josette Cluzet

Julien est né le 8 juillet 1892 au Cheix sur la communes de Rougnat, fils d’Annet et Marie Anne Secque, il est cultivateur sur la commune de Rougnat au moment de son conseil de révision, ces parents sont domiciliés au Compas.

Il fait partie de la classe 1912, bureau de recrutement Guéret, matricule 968.

Julien est incorporé le 10 octobre 1913 au 78e Régiment d’Infanterie de Guéret pour son service actif comme soldat de 2ème classe. Il est toujours à la caserne quand tombe l’ordre de mobilisation générale, il est de ceux qui partent de Guéret dès le 5 août après la revue des troupes sur la place Bonnyaud, en direction des Ardennes. Après un temps sans combat en Argonne, le 22 août le régiment passe la frontière belge à la rencontre de l’armée allemande, c’est le baptême du feu, avant dès le lendemain une retraite à marche forcée qui s’arrête au bois des Gerfaux où le régiment a ordre d’enrayer la poussée allemande, les pertes humaines sont importantes et malgré tous les sacrifices des combattants creusois le repli français continue. Début septembre pour faire barrage à la progression adverse et repousser les troupes ennemies s’organise la grande bataille dite de la Marne. Les deux armées se font front, on creuse alors les premières tranchées, on s’organise pour tenir un secteur. Le 78e Régiment d’Infanterie passe le premier hiver de guerre en Champagne entre Auberive (Marne) et Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne).

Au printemps 1915, le régiment de Julien est envoyé en Lorraine où sous une pluie et un bombardement ininterrompus les hommes attaquent ou défendent, on se bat pour gagner quelques mètres. Le 12 avril 1915, François Julien Mourlon est tué à l’ennemi dans le bois Mort-Mare à Flirey (Meurthe et Moselle), il avait 22 ans.

Si son nom est inscrit au monument aux morts de la commune du Compas ou son décès est transcrit, c’est dans le cimetière de Rougnat que ses parents inhument son corps qui leur a été rendu par le train funéraire au départ de Brienne-le-Château (Aube) le 17 janvier 1922. Il partage la plaque souvenir avec son frère cadet Émile.

MOURLON François Julien & MOURLON Emile Antoine (3) - Copie
photo Josette Cluzet

 

  • Émile Antoine

MOURLON François Julien & MOURLON Emile Antoine (2) - Copie.png
photo Josette Cluzet

Émile est né le 26 avril 1896 au Cheix sur la commune de Rougnat, fils d’Annet, cultivateur, et de Marie Anne Secque, il est cultivateur comme et avec son père au moment de son conseil de révision.

Il fait partie de la classe 1916, bureau de recrutement Guéret, matricule 1158.

La classe 1916 est appelée en avance sous les drapeaux, la guerre est très meurtrière, la France craint de manquer de soldat. Coïncidence terrible du destin, Émile endosse l’uniforme bleu horizon, celui du 6e Régiment d’Infanterie où il est soldat de 2ème classe, la veille du décès au front de son frère ainé Julien. Après sa période de formation, Émile rejoint le 123e Régiment d’Infanterie avec lequel il découvre le front le 30 novembre 1915 au chemin des Dames, il reste dans l’Aisne pour son premier hiver au front et c’est à Cerny en Laonnois qu’il commence l’année 1916. En mai le 123e Régiment d’Infanterie est envoyé sur les bord de la Meuse, dans le secteur de Verdun où l’offensive allemande fait rage depuis le 21 février. Émile se bat notamment au bois de la Caillette.

Le 11 septembre 1916 il intègre le 1er régiment d’Infanterie et c’est dans les tranchées de Champagne, dans le secteur de Souain (Marne) qu’il passe la fin de l’année. Début 1917, le 17 janvier Émile est basculé au 233e Régiment d’Infanterie, en avril et mai il est avec son nouveau régiment au plateau de Craonne pour participer à l’offensive voulue par le Général Nivelle. Puis il participe à l’offensive des Flandres. Offensive fatale, le 2 août 1917 dans le secteur de Het Sas (Belgique) Émile Antoine Mourlon est tué au combat, il avait 21 ans.

Tout comme son frère son nom est inscrit sur le monument aux morts du Compas, commune où il vivait avec ses parents, mais c’est sur le caveau familial dans le cimetière de Rougnat que son portrait demeure.

MOURLON François Julien & MOURLON Emile Antoine (3) - Copie
photo Josette Cluzet

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