JACQUET Léon

JACQUET Léon (1) - Copie

Léon est né le 16 avril 1892 au village de Brissière sur la commune de Saint-Dizier-les-Domaines, il est le fils naturel de Louise Jacquet, domestique. La mère et le fils s’installent ensuite à Chatelus-Malvaleix, Léon est maçon, il fait avant son incorporation les saisons dans les grandes villes ; Louise est domestique chez Pierre Grandjean dans la grande Rue.

Il fait partie de la classe 1912, bureau de recrutement Guéret, matricule 616.

Le 10 octobre 1913 Léon est incorporé pour la partie active de son service militaire au 172e Régiment d’Infanterie comme soldat de 2ème classe. Le régiment est affecté à la défense de la forteresse de Belfort. Sous les drapeaux au moment de la déclaration de guerre et en poste près de la frontière Léon est des tous premiers combats qui se livrent en Alsace, il rentre dans Mulhouse le 8 août 1914 et le lendemain se bat à Rixheim (Haut-Rhin) puis dans la région de Saint-Mihiel (Marne) avec l’objectif d’arrêter la percée allemande.

C’est dans la foret d’Apremont, d’abord au bois d’Ailly, que Léon et son régiment sont envoyés en octobre 1914, c’est là qu’il s’enterre pour la première fois, là qu’il passe son premier hiver d’une guerre qui devait être courte. Le travail d’usure ordonné au 172e Régiment d’Infanterie oblige à de très nombreuses attaquent partielles pour essayer d’épuiser l’ennemi, les hommes se battent chaque jour. Le régiment quitte le bois d’Ailly le temps d’un court passage au secteur de Vého-Reillon avant de revenir en mai 1915 dans la forêt d’Apremont qu’il tient malgré la soif, la faim, les pertes subies. Le 172e Régiment d’Infanterie passe la dernière quinzaine de juillet dans le secteur du Bois des Chevaliers avant d’être mis au repos quelques semaines.

La suite de la guerre de Léon se déroule en Champagne, d’octobre 1915 à juin 1916 son régiment tient le secteur de la butte de Souain, il passe un deuxième hiver loin de sa Creuse natale. Relevé début juin, le repos est de courte durée pour le régiment qui est envoyé le 27 juin dans l’enfer de Verdun (Meuse) ou l’hostilité déclenchée par les allemands fait rage. Début août 1916 le 172e Régiment d’Infanterie se positionne à Soissons, dans le secteur de Saint-Vaast (Aisne) où les bombardements d’obus de gros calibres et de torpilles sont très violents. C’est ici que le 24 août 1914 la guerre de Léon Jacquet s’arrête, il est tué à l’âge de 24 ans.

 

Sur le caveau du cimetière de Chatelus-Malvaleix, ce n’est pas une mais deux plaques qui rappellent son souvenir. Si la première est en bon état général, la seconde est plus abîmée.

JACQUET Léon (3) - Copie

 

 

 

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