BARDOLLE Jacques Léon Lucien

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Jacques est né le 16 juin 1885 à Felletin, fils ainé de Léon Simon, boucher, et de Emily Gourdy. Il est marchand de bestiaux à Felletin lors de son conseil de révision.

Il fait partie de la classe 1905 bureau de recrutement Guéret matricule 851.

Pour la partie active de son service militaire Jacques est incorporé le 8 octobre 1906 au 79e régiment d’infanterie à Nancy (Lorraine) comme soldat de 2ème classe. Jacques emploie ces années à Nancy à progresser, il fait une période d’instruction comme conducteur de voiture au 20e escadron à la fin de l’hiver 1907, qu’il valide avec une mention très bien. En suivant il est promu soldat de première classe le 3 juin 1907, puis caporal conducteur à la section active le 18 juillet de la même année. Il est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre de l’année suivante avec certificat de bonne conduite.

C’est à Felletin que se poursuit la vie de Jacques, juste interrompue par deux fois quelques jours pour ses périodes d’exercices qu’il fait au 78e régiment d’infanterie en août 1911 puis en avril 1913.

Le 1er août 1914 sonnent les cloches de l’église de Felletin, le tocsin annonce la mobilisation générale. Jacques est orienté sur le 63e régiment d’infanterie de Limoges (Haute-Vienne) où il arrive le 3 août 1914. Le temps de troquer son costume civil pour l’uniforme garance et le 5 août 1914 Jacques quitte Limoges sous le commandement du lieutenant-colonel Paulmier à la tête de son escouade. Le régiment débarque en Argonne dans la région de Valmy et rejoint à marche forcée les frontières, le 18 août c’est le début de l’offensive dans le Luxembourg belge et le premier combat, bien que victorieux le 63e régiment d’infanterie comme toute l’armée française se replie. Jacques participe à la victoire lors de la bataille de la Marne puis rejoint Reims, la bataille de l’Aisne est engagée, la ville au centre, et âprement disputée. Relevé de cette intense bataille, le 63e régiment d’infanterie va prendre ses premières tranchées dans la région d’Auberive. C’est un nouvel univers que découvre Jacques, les tranchées et la vie de secteur dans cette guerre qui est maintenant de position. L’attaque du 21 décembre 1914 avec le 78e régiment d’infanterie de Guéret à Jonchery-sur-Suippe est très meurtrière. Lorsque le régiment est relevé Jacques est envoyé au 54e régiment d’infanterie qui rejoint le 25.

La suite de la guerre de Jacques est celle d’un sergent, il rejoint son nouveau régiment dans la Meuse et gagnent ses nouveaux galons en avril. Une ascension qui n’est pas finie après s’être distingué « le 27 septembre 1915 en Champagne en prenant le commandement de son peloton et pour l’avoir maintenu au feu après un assaut dans des circonstances très difficiles » il est promu adjudant le 5 octobre 1915 et cité à l’ordre de l’armée n°1878 le 9 novembre 1915, citation qui s’accompagne de la croix de guerre avec palme. Il est ensuite adjudant-chef le 13 décembre 1915. Le 54e régiment d’infanterie passé le deuxième hiver de guerre dans les tranchées de Champagne, dont celles dites « des Vandales ». Si son grade améliore peut-être un peu  ses conditions de vie Jacques passe malgré tout des mois difficiles entre le froid, l’humidité, la neige sous les tirs ennemis. Jacques se signale dans cette période, il est cité à l’ordre du régiment n°204 à l’ordre du régiment et il est promu à titre temporaire le 2 avril 1916 au grade de sous-lieutenant, puis confirmé définitivement à son grade. « après avoir enduré une dernière attaque par les gaz dont l’ennemi ne put profiter » le régiment et relever pour rejoindre Verdun (Meuse) et participer à la défense de la ligne de front face à l’importante attaque des troupes allemandes.

Ces terres de Meuse sont fatales à Jacques Léon Lucien Bardolle qui est tué à l’ennemi à Damloup (Meuse) le 21 juin 1916, il venait d’avoir 31 ans. Il obtient une troisième citation, à l’ordre de l’armée, le 6 août 1916 « officier d’une bravoure exceptionnelle véritable entraîneur d’hommes. Le 21 juin 1916 s’est brillamment conduit à la tête de son peloton, qu’il a entraîné dans une contre-attaque. A été tué au cours de l’action ».

 

Si son corps n’a jamais rejoint sa terre de Creuse, sa mémoire n’est pas oubliée, ses parents lui ont fait ériger une tombe remarquable et peu courante dans nos cimetières marchois, elle est surmontée d’une grande statue du christ portant sa croix sur laquelle est jeté une vareuse du 54e régiment d’infanterie, il porte le sabre et à ses pieds repose le casque Adrian.

bardolle jacques léon lucien (1) - copie

Son frère cadet, Marc Alphonse, né le 25 janvier 1892 sera réformé définitivement au début du conflit.

 

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