JOLICON Henri Claude

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Henri est né le 26 novembre 1886 aux Corades sur la commune de Crocq, premier enfant de François, alors maçon, et de Anaïs Lair. Le couple qui déménage beaucoup entre Crocq, Pontcharraud et Felletin a ensuite six enfants. François le père sera tour à tour huilier et tuilier, Anaïs la mère sera ensuite tapissière. Henri lors de son conseil de révision ne déclare pas de profession, il vit ainsi que ses parents à Crocq. Nous n’avons aucune description physique le concernant malheureusement.

Il fait partie de la classe 1906 bureau de recrutement Guéret matricule 1131.

Pour la partie active de son service militaire Henri est incorporé le 8 octobre 1907 au 146e Régiment d’Infanterie à Toul (Meurthe et Moselle) comme soldat de 2ème classe. Il passe deux ans sous les drapeaux puis est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1909 avec certificat de bonne conduite.

Il réside alors à Felletin où sa famille s’est installée en 1907, c’est là qu’Henri épouse le 4 février 1911 Pauline Ursule Constance Lerousseau. Si Henri se fait enregistrer comme habitant Crocq à partir du 7 juin 1911 c’est à Felletin que naît sa première fille Denise Lucie Marcelle le 19 décembre 1911. Il se déclare alors pelletier. Le couple accueille son deuxième enfant, une fille, Marie Eugénie le 2 mai 1913 à Crocq. En cette fin d’année 1913 Henri fait sa première période d’exercice au 7e Régiment d’Infanterie Coloniale.

C’est ce régiment qu’Henri rejoint à Bordeaux (Gironde) le 3 août 1914 alors que l’Allemagne déclare la guerre à la France dans un jeu d’alliance qui va embraser le monde entier. Il quitte sa ville de garnison le 7 août dans son uniforme garance par le train de la gare de la Bastide, pour aller marcher « sur la Belgique » sous une chaleur torride. Le 22 août 1914 c’est les premiers combats. Les pertes sont lourdes, il faut que le régiment se retire pour diminuer le front, et le surlendemain c’est l’ordre de retraite qui parvient au colonel commandant le régiment. Une retraite difficile pour les hommes, les animaux et le matériel. Un recul qui s’arrête pour se lancer dans la bataille de la Marne puis à la poursuite, à l’aube du 12 septembre, des troupes allemandes. Le front n’avance plus alors on creuse, les hommes s’enterrent et les services aux tranchées s’organisent. Le premier hiver de guerre d’Henri se passe dans les tranchées d’Argonne, il affronte les offensives adverses et les attaques à mener dans des conditions terribles, le froid , la boue ou la neige, la promiscuité, la peur, les rats, les poux.

A partir du 28 janvier 1915 c’est au secteur de Ville-sur-Tourbe (Marne) qu’Henri continue sa guerre. Au printemps le 7e Régiment d’Infanterie Coloniale découvre une nouvelle guerre, celles des mines, le 15 mai trois terribles explosions soufflent la première ligne française et annoncent une attaque. Fin mai, Henri et son régiment sont envoyés dans l’Oise pour une quinzaine de jours puis aux environs d’Arras. Le 9 juillet 1915 Henri est blessé. Nous n’en savons pas beaucoup plus ni sur la nature ni sur la gravité de ses blessures, pourtant elles semblent bien lui avoir été fatales. Le 15 avril 1916 Henri Claude Jolicon meurt à l’hôpital d’Amiens (Somme) de ses blessures, il avait 29 ans. Il laisse une jeune veuve et deux fillettes de 4 et 5 ans.

Après guerre son corps est rendu à la famille par le train funéraire au départ de Creil (Oise) le 17 mars 1921. Son nom est inscrit sur les monuments aux morts de Crocq et Felletin. C’est dans le cimetière de Felletin que son corps repose. Une plaque blanche rappelle son souvenir.

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Les frères cadets d’Henri reviendront eux vivants de ce conflit :

  • Maurice : né le 22 septembre 1892 servira toute la guerre dans l’artillerie, il sera démobilisé en juin 1919.
  • Gabriel : né le 15 septembre 1894, ajourné pour faiblesse en mars 1914, il est déclaré bon au service en octobre 1914. Il servira dans l’infanterie et sera démobilisé en septembre 1919.
  • Émile né le 19 juin 1898 servira dans l’infanterie avant d’être fait prisonnier au chemin des Dames, rapatrié le 2 décembre 1918 puis renvoyé dans ses foyers le 14 juin 1920.
  • Albert, plus jeune ne sera pas mobilisé.
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