CHAPERON Armand Alfred

chaperon armand alfred (2) - copie

Armand est né le 3 septembre 1889 à La Mazière sur la commune de Néoux, il est le cinquième des huit enfants de Michel, menuiser, et Anne Louise Dannaud. Le 27 juillet 1895, alors qu’il n’a pas encore six ans Armand perd sa maman qui s’éteint chez eux, son plus jeune frère n’a que sept mois. Au moment de son conseil de révision Armand est peintre en bâtiments et construit sa vie loin de son village natal, il se déclare résidant à Paris au 77 rue de Longchamp.

Il fait partie de la classe 1909 bureau de recrutement Guéret matricule 1430.

Pour la partie active de son service militaire Armand est incorporé le 4 octobre 1910 au 126e Régiment d’Infanterie comme soldat de 2ème classe, au bout d’un an il devient soldat ouvrier sapeur puis est envoyé dans la disponibilité le 25 septembre 1912.

Il passe un peu de temps en Creuse avant de reprendre sa vie à Paris, il retrouve son adresse rue de Longchamp en janvier 1914. Son répit est de courte durée, le 1er août 1914 la mobilisation générale est décrétée, Armand est dirigé vers son régiment, il retrouve la caserne briviste (Corrèze) du 126e Régiment d’Infanterie le surlendemain. Le 7 août 1914, il est passé en revue avec tout son régiment et le 8 c’est le départ direction la Meuse. Après un baptême du feu éprouvant le 22 et une retraite douloureuse commence la bataille de la Marne pour stopper l’avance allemande et repousser les troupes ennemies. Fin septembre le 126e Régiment d’Infanterie prend position devant Auberive dans des boyaux sommaires, la guerre des tranchées commence pour Armand et ses camarades. Le 16 octobre, changement de secteur, le régiment prend place devant la Ferme des Marquises (Wez, devenue Val-de-Vesle, Marne). C’est ici qu’Armand passe son premier hiver d’une guerre qu’il croyait surement courte, dans le froid, la boue. La vie de tranchées s’organise, les tours de garde, les repos au cantonnement. Il est transféré le 24 mars 1915 au 147e Régiment d’Infanterie, c’est dans les hauts-de-Meuse qu’ Armand continue sa guerre dans des conditions très difficiles : une pluie persistante transforme les tranchées en ruisseaux ; la température se refroidit singulièrement, la neige tombe. Tour à Tour aux Eparges ou à Calonne.

En octobre, le Colonel ROLAND prend le commandement du régiment et le conduit dans
le secteur de Tahure, où il se trouve dans une situation précaire, sur des positions qui ont
été le théâtre de furieux combats et que l’ennemi continue à bombarder avec des obus de
gros calibre qui bouleversent de fond en comble la première ligne. C’est ensuite près de
Tahure que le régiment va tenir les lignes. Là encore, il faut procéder à l’organisation
complète du secteur : l’absence de boyaux, ou leur profondeur insuffisante rend les
communications extrêmement difficiles ; la liaison doit être assurée la nuit. Tout le
monde travaille avec ardeur. Cependant, l’ennemi continue le bombardement de nos
positions, l’aviation ennemie fait preuve d’une activité anormale, indices qui font prévoir
une attaque, qui en effet se déclenche le 30 octobre. Attaque qui est fatale à Armand
Alfred CHAPERON, il est tué à l’ennemi le 30 octobre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus,
Marne, il avait 26 ans.
Après guerre, c’est dans le cimetière de Néoux, aux côtés de sa mère, que Michel son père fait apposer une plaque souvenir et son portrait en uniforme.
chaperon armand alfred (1) - copie

Ses frères seront aussi, en tout cas, pour deux d’entre eux, au cœur de ce conflit.

  • François Alfred, né le 24 juillet 1887 est mobilisé en 1914, il sert dans les rangs du génie ; blessé et malade de nombreuses fois, il est démobilisé après plus de 4 ans de guerre le 28 mars 1919 et reformé définitivement en septembre 1920.
  • Jean Eugène Stéphane, né le 6 janvier 1884, il est classé service auxiliaire en 1906. Non concerné en début de guerre il est finalement déclaré apte pour l’artillerie en 1916 et part aux armées en mars 1917, ou il sert jusqu’à la fin de guerre. Il est démobilisé le 7 mars 1919.
  • Clément Michel, le dernier enfant de la fratrie, né le 24 décembre 1894 est exempté pour faiblesse irrémédiable au conseil de révision, et maintenu exempté en octobre 1914 et mars 1917 pour « idiotie crétinisme ».
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